Translittération et guématrie

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BRASYT BRA ALHYM …

La translittération, caractère par caractère, n’est pas la transcription phonétique. Il serait temps que j’explicite le système de translittération de l’alphabet hébreu utilisé sur ce blog. Les 22 lettres de l’alphabet hébreu sont translittérées :

ABGDHWCEt (rangs et valeurs 1 à 9)
YKLMNXOFZ (rangs 10 à 18, valeurs 10 à 90)
QRST (rangs 19 à 22, valeurs 100 à 400)

Dans ce système, qui écrit le Tétragramme YHWH, conformément à la convention usuelle, ABD et KLMN ont les mêmes rangs que dans l’alphabet latin : 1, 2, 4 et 11, 12, 13, 14. La séquence QRST est conservée à la fin de l’alphabet, aux rangs 19 à 22. Le G, 7ème lettre de l’alphabet latin, remplace le C, qui remplace lui-même le Zayin, 7ème lettre de l’alphabet hébreu. Le Z transcrit le tsadiq, conformément à sa prononciation en allemand. Comme H, 8ème lettre de l’alphabet latin, transcrit le , 5ème lettre de l’alphabet hébreu, alors le E, 5ème lettre de l’alphabet latin transcrit le Het, 8ème lettre de l’alphabet hébreu.

Le Ayin, qui signifie “Oeil”, est transcrit par O. Le Samek est transcrit par X et le par F, de façon que YWXF transcrive Yossef, Joseph, et XFR, Sefer, livre. Reste le t, seule minuscule du système pour transcrire le Tet, neuvième lettre. Mazel Tov devient MCL tWB !

On fait correspondre à chaque mot, d’une part la somme des rangs de ses lettres (”guématrie des rangs” GR), soit la somme de leurs valeurs (”guématrie des valeurs”, ou “guématrie classique” GC) . Ces deux sommes sont égales si le mot est composé de lettres prises parmi les dix premières (par ex. le Tétragramme YHWH vaut 26), mais diffèrent dans le cas contraire : Ainsi la somme des rangs de Elohim, ALHYM, est 41 (1+12+5+10+13) et la somme des valeurs 86 (1+30+5+10+40).

A noter que le rang et la valeur de chaque lettre ont même reste de la division par 9, donc même somme des chiffres. par exemple le Mem, M, est de rang 13 et de valeur 40, avec 1+3 = 4 = 4+0. On appelle “valeur réduite” ce reste commun. Tous les mots peuvent donc se classer selon neuf valeurs réduites de 1 à 9, celle-ci pouvant être calculée sur la somme des rangs ou la somme des valeurs. Par exemple Elohim, ALHYM, 41/86, a pour valeur réduite 4+1 = 5 (8+6 = 14, 1 + 4 = 5).

Dans le roman La Révélation, qui imagine la mise au point de l’alphabet de 22 lettres, trois lettres sont transcrites par des lettres de l’alphabet grec : le Dalet par un Delta, le Chine par un Sigma, le Tet par un Teta. Dans la version de ce blog, j’ai transcrit par (D), (S) et (T).

Sommaire de ”La Révélation”
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8 ré:ponse à “Translittération et guématrie”

  1. CS a écrit :

    Malgré toute l’amitié que je vous porte je suis désolé de vous dire que votre texte est pour moi… de l’hébreu :-)

    J’ai l’impression que vous vous adressez plus à ceux qui savent qu’à ceux qui voudraient bien comprendre.

    Euh.. La guématrie, c’est bien cet ésotérisme "spécial bible" qui fait de Jésus un 888 ? et de Gorbatchev un 666 (je transpose) ?
    Et qui mute les auteurs de la Bible en Cray de dernière génération ?

    Quelle différence avec la numérologie ?

    Merci

  2. Michel Louis Levy a écrit :

    J’ai ajouté un lien avec l’article “alphabet hébreu” de Wikipédia, dans lequel j’ai écrit que “L’ordre alphabétique des 22 lettres de l’alphabet hébreu fut fixé en même temps que le texte de la Bible hébraïque, ce qui, via les règles de la guématrie, expliquerait sa conservation”. Je postule que la numérologie hébraïque explique à la fois la composition et la conservation du texte hébreu : l’essentiel de l’alphabet hébreu ne serait alors ni la forme des lettres, ni leur prononciation mais leur ordre.

  3. RH a écrit :

    Et plus simplement, de beaucoup! Je pense que ce que CS ( et tout le monde ) veut dire par numérologie est un héritage, une translation plus ou moins réussie des 3 fameuses opérations Kabalistiques : Guématrie, Notarikon et j’ai oublié la dernière.

  4. RH a écrit :

    Cher Monsieur,
    Je suis très désolé de vous dire que je n’apprécie pas trop votre développement de la création de l’alphabet. Parce que je le trouve naturaliste et ça m’embarrasse. Je préfère la voie qu’avait entamée Adolphe-Dimitri Grad (j’ai tellement de plaisir à mettre ses prénoms en toutes lettres car pendant longtemps je n’ai connu que les initiales puis le 1er prénom et c’est sur le lien que vous m’avez donné que j’ai découvert le second prénom! ) qui partait d’une conception géométrique. Apparemment il n’a pas donné de suite et c’est bien dommage!
    Bon Courage! Et nous avons tous besoin d’être encouragés…

  5. Michel Louis Levy a écrit :

    1. Le 3ème système est la Temura.
    2. En quoi consiste la conception “géométrique” d’A.D. Grad ? En ce domaine, les hypothèses et spéculations ne sont pas exclusives les unes des autres. Je pense que les besoins de l’enseignement de la lecture/écriture expliquent la conservation et de l’ordre alphabétique et de la Bible hébraïque, mais je n’ai pas d’explication décisive de l’ordre alphabétique lui-même. Mon roman n’est qu’un roman.

  6. RH a écrit :

    C’est très vague dans mon esprit. D’abord parce qu’à l’époque c’était plutôt le merveilleux qui m’attirait et donc seul le résultat des combinaisons m’intéressait. Et ensuite parce que A.D. Grad n’a fait qu’effleurer l’hypothèse. Ce dont je me souviens parce que ça m’avait frappé, C’est la relation qu’il faisait avec le rapport 22/7ème qui était aussi le seul nombre Pi connu dans l’antiquité! Surtout, il pointait la création même des lettres! Par exemple : pourquoi 22?

  7. Lehcim Teuleb a écrit :

    Selon A.D. Grad :
    Il est important de préciser que la langue hébraïque associe des lettres et des
    nombres : chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres
    possèdent une signification numérique vitale.Le principe de renversement des
    lettres et de leur substitution par d’autres lettres selon des combinaisons
    préalablement définies est également utilisé.
    Contrairement à nos lettres qui sont monosyllabiques, A M T… et sont ou
    consonnes ou voyelles, il n’y a pas de voyelles en hébreu, les voyelles sont
    phonétisées par des points voyelles adjoints aux consonnes. Les consonnes sont
    tri-consonnantiques (curieux…comme les codons), ALEPH = aleph – lamed - phe,
    chaque phonème résulte de trois consonnes.
    Il y a 22 lettres en hébreu qui sont classifiées comme suit : - 3 lettres mères : Aleph, Mem, Shine
    - 7 lettres redoublées : Beith, Ghimel, Daleth, Kaph, Pé, Resch, Tav
    - 12 lettres simples : Hé, Vav, Zainn, Heth, Teth, Iod, Lamed, Noun, ,
    Samekh, Ayinn, Tsadé, Qôf.
    Il est troublant de constater que l’hébreu apparaît calqué sur une donnée géométrique. Il est connu en géométrie qu’on ne peut inscrire dans un cercle que
    22 polygones réguliers correspondants aux 22 diviseurs entiers de 360 degrés.
    Ces 22 lettres de l’alphabet hébreu correspondent exactement à ces 22 polygones réguliers. Même leurs désignations confirment les correspondances. - 3 figures mères ; triangle équilatéral, carré, pentagone.
    - 7 polygones réguliers inscrits, obtenus en redoublant les 3 figures mères
    (hexagone, dodécagone et 24 côtés ; octogone ; décagone, 20 et 40 côtés).
    - 12 polygones simples (9, 18, 36 et 72 côtés ; 45, 90, 180 et 360 côtés).

  8. Michel Louis Levy a écrit :

    Voir ici le texte français du Sefer Yetsira

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